Sa voix chaude ne vous est pas inconnue, elle double Jessica Angel dans les Experts Manhattan. Vous l’avez vue dans Plus belle la vie, dans le one lady show Marion-nous ou encore dans la pièce à succès le Clan des divorcée. Quant aux célibataires, elles se sont ruées sur son livre "Y a pas de mâles". Tour à tour comédienne, auteur ou humoriste, cette belle trentenaire sexy a plus d’une corde à son arc. M6 ne s’y est pas trompée et vient de lui confier pour la Saint-Valentin les rennes d’une nouvelle émission Rendez-vous intimes. Découvrez son profil green !
Les Green interviews
On relance les green interviews avec Deborah GRALL, à l'affiche de Gainsbourg - vie héroïque
jeudi 28 janvier 2010 - Par Green Arnaud
Dans le tout juste sorti biopic Gainsbourg – vie héroïque, Deborah incarne Elisabeth Levitsky. La première épouse et amante éternelle de Serge Gainsbourg inspira l’entêtante chanson Elisa. Aux côtés de Eric Elmosnino, extraordinaire dans le rôle de l’homme à la tête de choux et de Laetitia Casta en copie conforme de Brigitte Bardot, la pétillante brune de 24 ans montre déjà un sacré talent. Talent reçu en héritage pour cette fille de réalisateur et petite-fille de comédiens.
Les Greenrs Interviews reprennent !!!
mercredi 27 janvier 2010 - Par Green David
Enfin ! Après quelques mois d'absence, nous reprenons les green interviews. Dès demain, nous en publierons une que nous finissons de peaufiner.
En attendant, vous pouvez toujours relire les précédentes comme celle de Marc Levy, de Mathieu Le Roux, de Emma Daumas ou encore celle de Rébecca, une citoyenne de la Green Republic. Toutes les green interviews sont ici !
MATHIEU LE ROUX fait sa Green Interview
mardi 5 mai 2009 - Par Green Olivia
Mathieu le Roux, c'est la personne que nous aimons citer lorsqu'on nous interroge sur l'origine du projet Green Republic, parce que c'est après une rencontre avec ce jeune homme dynamique que nos green dads, Ben et David, ont décidé que "c'était possible". En effet, Mathieu Leroux est, avec Sylvain Darnil, l'auteur d'un livre: 80 hommes pour changer le monde (Éditions lattès), un livre qui retrace leur périple à travers le monde, à la rencontre d'entrepreneurs exceptionnels à l'origine d'initiatives ayant le développement durable comme cœur d'action! Aujourd'hui traduit en chinois ou encore en espagnol, ce livre continue de faire "voyager" ses lecteurs et de nous prouver que tout est encore possible! Désormais, Mathieu Le Roux a quitté son sac à dos pour de beaux costumes à l'image de son poste chez ODDO, société financière au sein de laquelle il opère avec une équipe spécialisée dans le capital-risque "clean tech". Comme je ne pige pas tout à ce qu'il me raconte, il me résume: " on a levé près de 100 millions d'euros sur les sujets d'éco-innovation et on a une dizaine de participations sur ces objectifs-là." Là c'est clair.

- Avant de commencer la Green Interview, ça vous fait quoi de savoir que Green Republic est né grâce à vous? :
Ah! Je suis très honoré mais je pense que ce serait un peu trop présomptueux de ma part de dire "grâce à moi" ! Je pense que je n'ai été qu'une des étincelles, avec Sylvain Leroux! Mais c'est un grand honneur, parce que j'agis également comme ça dans ma vie personnelle: pour chaque grande décision comme le tour du monde, ça s'est passé grâce à des rencontres. Donc je suis très flatté de savoir que j'ai pu ne serait-ce qu'influencer cette aventure!
- Association d’idées : ''Si je vous dis "écologie", quelle est la première chose qui vous vient à l'esprit?''
Je pense à l'écologie comme science, un science d'étude de la planète. Souvent , étant donné que ces préoccupations là sont nées de la science, ça a été cantonné à univers très scientifique qui en plus était l'un des plus éloigné de l'économie. Or, je pense que l'écologie a intérêt à se rapprocher de l'économie, en essayant de ne pas s'opposer, parce que l'échange c'est quand même la meilleure façon que les hommes ont trouvé d'interagir sans se taper dessus! En général on passe de l'ignorance, à la guerre, à l'échange, dans ce sens là et quand on arrête d'échanger on reprend la guerre... Alors, oui, l'échange et donc l'économie, je pense que c'est la base de la société et il faut vraiment essayer de concilier écologie et économie!
- Un monde green : Ce serait quoi , pour vous?
Ce serait justement un monde où l'on continuerait d'avoir autant d'interaction qu'aujourd'hui, sans doute beaucoup virtuelle, d'ailleurs, mais tant mieux puisque le virtuel a un impact écologique bien plus important que le réel, mais ce serait un monde où l'on serait beaucoup plus dans le lien que dans le "bien", plus dans l'interaction que dans l'accumulation de "poids" encombrant... grosse voiture, grosse maison... On serait dans la richesse des échanges et dans le lien.
- Le renoncement : ''La conscience écologique induit souvent qu'on renonce à certains plaisirs ou certaines habitudes, pensez-vous que ce soit possible?''
C'est vrai, mais choisir c'est renoncer. Nos vies ne sont que des successions de choix. Après, je pense que tout le monde ne rêve pas de la même chose et de toutes façons tout le monde n'aura pas tout! Renoncer c'est surtout changer, et en changeant, on s'aperçoit que c'est pas si compliqué. Moi, je prends le métro tous les jours: bien sûr, c'est moins agréable que d'être dans sa voiture tout seul, mais on s'y fait! Et puis, on fait tous des choix et tout le monde renonce à un moment ou à un autre. Je pense aussi que la sur-consommation et l'abondance sont en train de passer de "mode"! On finit pas être rassasié, c'est plutôt rassurant: ça n'est pas un puits sans fond! D'ailleurs, il y a un phénomène qui est frappant: Les grandes fortunes américaines changent de comportement avec leurs descendants. La dernière mode, c'est de ne leur laisser que peu de leur argent pour les obliger à devoir travailler dans leur vie! Bill gates va donner 95 % de sa fortune à sa fondation et ses enfants auront quand même besoin de bosser! Bon alors je ne m'inquiète pas pour eux mais je pense que c'est un signe. Je suis peut-être naïf et d'un optimisme un peu béat!
- Déclic
green
: Qu'est-ce qui a été déclencheur pour vous?
Il y a d'abord eu le déclic de la question du sens, qui n'est pas vraiment un déclic, mais un héritage, une d'éducation faite par mon père qui est très imprégné par cette exigence de faire des choses pour être en accord avec ses principes. La question de sens m'a amenée sur les sujets de développement durable et ensuite, au sein du développement durable, sur les questions de l'environnement . L'un des déclic pour moi, ça n'a pas été le film d' Al Gore, comme pour beaucoup, mais ma rencontre avec Maximilien Rouer (PDG de BeCitizen) qui est un type passionnant qui m'a clairement déniaisé sur ces sujets. Je sortais de l'école de commerce, où l'on ne nous parlait pas du tout de ces questions là. J'avais déjà passé un an et demi au Brésil où j'avais vu ce qui se passait à la fois en bien en mal, c'est-à-dire qu'il y a des problèmes bien plus grave qu'ici en terme d'environnement mais qu'il y aussi des solutions comme par exemple le fait que toutes les voitures neuves roulent à la fois à l'éthanol et à l'essence... Mais Maximilien Rouer est une des premières personnes que l'on a rencontré quand on commencé à préparé notre tour du monde avec Sylvain. Il a eu le mérite de nous dire: "moi des mecs comme vous j'en vois tout le temps, donc,lisez ça et on en reparle après". Il nous a donné des tas de livres à lire, aussi bien du Jancovici, du Lester Brown, Amory Lovins... qui avaient le mérite d'être à la fois très clairs et très radicaux sur les problèmes mais qui évoquaient aussi les solutions. C'est le premier type qui m'a parlé de changement climatique et de pétrole! On avait prévu notre tour du monde mais on n'aurait jamais fait cette aventure dans la forme qu'elle a pris, si on n'avait pas rencontré cette personne là et aussi des gens comme Thierry kazazian et des gens de WWF, et ça aurait perdu en percussion.
- L'écologie et vous: Quel est le geste écologique dont vous êtes le plus fier ?
Ma femme n'arrête pas de me chambrer en disant qu'elle va publier sur mon site à chaque fois que j'oublie d'éteindre la lumière!! Systématiquement, dans les achats d'appareils je pose la question de la consommation pour acheter celui qui consommera le moins et j'essaie de débrancher au maximum tous les appareils en veille! Je pense qu'au bureau, par exemple, je suis le seul à éteindre systématiquement les lumières en sortant d'une salle! Mais les petits gestes du quotidiens, je vois surtout ça comme un signe "fort" pour les marketeurs: Il faut leur montrer qu'on a besoin de faciliter les usages écolos. Par exemple, les gens ont pris conscience que la petite led rouge dans le téléviseur consommait énormément et il a fallu du temps pour que les designers et les inventeurs trouvent des solutions comme des multi-prises avec télécommandes .... Typiquement,c'est bien d'éteindre le robinet quand on se brosse les dents mais avec des robinets ayant des manches bien plus simples pour éteindre avec le coude c'est encore plus facile!
- J'aimerais être davantage écolo mais... Quel est votre principal défaut écolo?
Évidemment, il ne faut pas être hypocrite! On en a tous des défauts écolos! Par exemple, ma femme est brésilienne et je prends l'avion pour aller voir ma belle-famille, j'ai pas encore trouvé de moyen d'y aller autrement!! C'est dur de répondre à cette question d'ordre moral. On devrait se comporter comme si nos actions pouvaient être appliquées par tous sans remettre en cause la planète mais....
- Écologie énervante: Y-a-t-il des choses, dans l'utilisation du terme écologie, qui vous agacent?
Le problème de tout ce qui finit en "gie" c'est qu'il y a des ayatollah. Ce qui m'inquiète c'est que toutes les grandes idées ont finies par connaitre les excès et générer du totalitarisme et il y aura forcément des intégristes de l'écologie, il y en a déjà. Une des rares critiques qu'on a formulée sur notre aventure, c'était dans un journal dont je tairai le nom (et qui tire sur tout ce qui bouge): Ils ont mis une photo de notre site où l'on est dans un 4X4, en oubliant de préciser que ce 4X4, on l'avait pris trois quarts d'heure pour passer de la porte d'un parc national à l'entrée d'une montagne qu'on a ensuite escaladée à pieds pendant cinq jours sans eau ni électricité, et ils ont symbolisé tout notre voyage à partir de cette photo, avec un titre cassant... voilà ce qui m'énerve: c'est l'intégrisme écolo!
- Le consommateur citoyen: finalement,dans tout ça, quel rôle doit-il jouer?
Le rôle du consommateur est important comme un avertisseur pour les gens qui créent le marché! Parce que quand on commence à regarder ce que font les cultural-créatifs, comme on les appelle, en général, on sait que c'est eux qui vont dicter la tendance ou l'influencer, et les gens du marketing puisent là-dedans.
On pense souvent qu'il suffit de faire prendre conscience aux gens, alors que c'est nécessaire, mais pas suffisant, et si on s'arrête là on génère de la culpabilité.
Si on regarde la façon dont le monde a changé , c'est souvent le résultat d'un entrepreneur ou d'une groupe qui crée un nouveau service et qui trouve le talent de le démocratiser. C'est pour ça qu'aujourd'hui on a tous un portable, un costume etc. Ce qui est clair c'est que la puissance de l'entreprise pour changer le monde est énorme. Ça ne veut pas dire qu'elle le change toujours positivement, mais si elle décide que c'est possible de le faire positivement, c'est le meilleur vecteur de changement démocratique, sans être dictatorial! Et si l'entreprise arrive à le faire avec des biens et des services qui ont un impact neutre ou positif sur l'environnement, alors on aura gagné! Maintenant il ne faut pas non plus se leurrer, l'entreprise veut gagner de l'argent et le rôle du politique, à ce moment-là, est très important pour rendre absurde économiquement tout ce qui pollue et détruit l'environnement et rendre rentable économiquement tout ce qui le répare et ne l'abîme pas.
- Politique
green
: Justement, si vous étiez élu président, quelles mesures écologiques prendriez-vous?
Dans cette veine là, je ferais une taxe carbone, Sarkozy en a parlé, qui irait en s'accroissant, afin d' agir comme un vrai signal. Il faut que les entreprises comprennent qu'il est dans leur intérêt de changer de cap avant que cette taxe soit trop lourde. L'objectif serait d'utiliser les ressources de cette taxe pour accompagner le changement. L'outil fiscal est un formidable outil pour transformer la société.
- Éducation écologique: Comment transmettre le message aux enfants?
Je crois que c'est les jeunes qui éduquent les parents aujourd'hui! Et je pense qu'ils sont encore plus convaincus que nous sur les sujets écologiques! Je pense aussi qu'il y a des cycles: Nos grands-parents ont connu la guerre, donc les privations, alors ils ont voulu tout donner à nos parents. Nos parents étaient dans l'ère de l'abondance, et puis, il faut dire que c'était bien pratique d'avoir une machine à laver, une t.v etc. Aujourd'hui? On a tout et on est dans l'immatériel, la richesse c'est "combien tu as de mp3?" ! Donc c'est bien, c'est une étape supplémentaire et les jeunes se reconnaissent aussi dans ces choses immatérielles, dans cette valorisation culturelle, même s'il y a encore évidemment des phénomènes sur les marques.
- Les messagers de l'écologie : Pouvez-vous me citer des œuvres qui vous évoquent le respect de la nature?
Il y a un film que j'ai adoré récemment sur la question du lien, c'est Into the Wild, qui est, en plus, basé sur une histoire vraie. Je trouve le film très intelligent: ce mec qui est dans une recherche d'absolu, puriste, écolo sans le savoir, et qui veut se débarrasser de tout lien matériel...Iil va au bout de son truc et puis finalement il a tout raté car il se rend compte que ce qui comptait c'était de le partager! Ça revient à ce que je disais au début: ce qui nous rend heureux c'est le lien! Si on du lien très fort et en plus du "bien", tant mieux, si on a du bien sans le lien...
- Vos résolutions "green" pour l'avenir?
Acheter un appareil qui permet de couper tous les appareils en veille grâce à la télécommande de la T.V et continuer de pouvoir toucher les gens, avec le livre ou d'autres choses, pour les inciter à agir!
On pense souvent qu'il suffit de convaincre les gens par a+b pour qu'ils changent mais, fondamentalement, le changement c'est un mouvement du corps, dicté par autre chose que le cerveau! Le changement c'est la combinaison d'un raisonnement, d'une prise de conscience et d'une envie, qui, elle, est du domaine du cœur ! En faisant notre livre, ce dont on s'est aperçu, c'est que l'exemple avait une force énorme. On a raconté des histoires en incarnant des gens qui pouvaient inspirer les lecteurs, c'est ça qui a touché les gens. Vous voulez faire passer des moutons à travers la rivière, si vous leur expliquez, il ne se passe rien, même en parlant mouton, alors que si vous passez un mouton de l'autre côté, et que les autres voient qu'il n'est pas mort, alors ils vont y aller!!! Sans traiter les gens de mouton, ce que je veux dire c'est que c'est parce qu'on voit quelqu'un qui l'a fait et qu'on se dit qu'on peut y arriver, qu'on est incité à le faire!
ET LE LIVRE: 80 Hommes pour changer le monde, éditions Lattès....
RETROUVEZ LES AUTRES GREEN INTERVIEW SUR LE BLOG:
OLIVIA PETRUCCI & CAMILLE GIRETTE FONDATRICES DE SENS.FR
ABD AL MALIK
EMMA DAUMAS
MARC LEVY
BERNARD WERBER
DOUBLE GREEN INTERVIEW : Olivia Petrucci et Camille Girette, les deux super women du magazine SENS.FR
lundi 9 mars 2009 - Par Green Olivia
J'ai rendez-vous avec Olivia Petrucci et Camille Girette qui ont lancé le magazine online WWW.SENS.FR, un webmag éthique ultra complet avec un contenu d'une qualité exceptionnelle.
SENS.FR c'est le magazine féminin 100% éco-glamour, et ça on adore!
(Olivia et Camille)
Consciencieuses, elles sont les premières à avoir "préparé" leur Green Interview! Mais avant de les soumettre aux questions Green, petit détour pour savoir comment est née l'aventure SENS.FR.....
C'est à partir de 2005 qu' Olivia Petrucci, qui bosse alors dans la communication, pense à mettre au point un concept de magazine qui pourrait donner de la visibilité à ce qui se passait dans l'actualité écologique, par exemple dans la mode éthique, afin que l'écologie sorte de cette image " vieillotte" qu'elle avait, raconte-t-elle. Pendant deux ans et demi, elle conçoit ce qui va devenir le concept "sens.fr": Un "sommaire" original se déroulant autour de la notion de sens: sens'ible, sens'uelle, sens'ée et sens'orielle. Entre-temps, elle murmure régulièrement son idée aux oreilles de Camille Girette, qu'elle a connu toute jeune et qui pendant ce temps-là fait son bonhomme de chemin, notamment en travaillant chez Elle. Le numéro un est lancé en ligne le 12 novembre 2008.
Le duo de choc fonctionne à merveille! Elles sont prêtes pour l'interview. Camille gardera ses notes, car, précise-t-elle, c’est très important pour nous de réussir à bien exprimer ce qu’on ressent ! Parole de journaliste !
- Association d’idées : ''Si je vous dis "écologie", quelle est la première chose qui vous vient à l'esprit?''
- Olivia : Alors, moi je pense tout de suite à « écosophie », aux trois écologies. C'est le concept développé par Félix Guattari d’écologie mentale, sociale et environnementale.Pour moi c’est une globalité, un tout.
- Camille : Moi j’avais noté quatre mots : Économie propre, industrie saine, nature protégée , civilisation responsable.
- Un monde green : Ce serait quoi , pour vous?
- Olivia : Pour moi, ce serait un monde où on ne parlerait plus d’écologie! Un monde où il n’y aurait plus de labels bios, plus de labels du tout, simplement parce que, pour toutes les industries, ce serait devenu la norme et qu’on n'aurait plus besoin d’en parler parce que justement ce serait intégré dans tous les processus de fabrication qui couvrent les besoins de tous! Je pense que ça nécessite beaucoup de boulot mais certains signaux laissent penser que l'on progresse dans ce sens......
- Camille : Sur ce sujet, je regarde la société actuelle, plutôt très individualiste, à qui l'on rabâche qu'il faut se protéger, manger mieux, manger bio etc. Alors ce serait un monde dans lequel les gens auront conscience de partager ces valeurs, d'un point de vue collectif, et qu'ils seront unis autour des notions de respect de l'environnement, de la nature. Le gens vivront mieux, davantage en communauté et en ayant moins peur!
- Déclic
green
: Qu'est-ce qui a été déclencheur pour vous?
- Olivia : Cela s'est passé quand j'étais adolescente. J'habitais en haute-Savoie et j'ai été assisté aux premières manifestations à Malville contre le complexe nucléaire qui s'installait. J’avais autour de moi beaucoup de gens qui avaient participé à ce mouvement-là, et c’est là que le concept d’écologie est apparu en moi, dans les années 80, autour de ce groupe d'activistes, qui ont été un peu les acteurs historiques de l'écologie, les vilains chevelus qui emmerdaient tout le monde et surtout les politiques! Après ça ne m'a jamais quitté jusqu'à SENS.FR.
- Et, aujourd'hui, ces gens-là, que pensent-ils de SENS.FR ?__
Certains sont enchantés parce qu’ils ne sont pas intégristes... Quand je défends "le meilleur pour le plus grand nombre", qui est vraiment le but de SENS.FR, l’idée leur plait... Bien sûr, c’est un peu compliqué, au début, de leur faire entendre que l’idée n'est pas une communauté élitiste, que l’écologie de proximité c’est formidable mais que l’industrialisation a aussi permit d’arrêter les famines! C'est un paramètre que j’aime intégrer: Mon combat, c’est vraiment l’assainissement de l’industrie. Sur SENS.FR, on présente autant les petits producteurs que les grands industriels, toutes les initiatives, quelles qu'elles soient...
On parlait d’un monde green : je me dis que c’est ça le vrai démarrage !
- Camille : C’est compliqué, pour moi, le "déclic" écolo, parce que j’ai été élevée au bio, nourrie au bio, soignée à l'homéopathie et brieffée sur les notions de respect de l'environnement, sur la non-surconsommation depuis toujours ! Après, bien sûr, je l’ai quitté, entre mes dix-huit ans et mes 23ans, pour y revenir...Mais j’avais toujours été sensible aux nouveautés en matière d'écologie. J’ai été ravie de voir qu’il y avait des poubelles de tri sélectif , par exemple! Et je suis toujours la première à vouloir faire passer le message, ça m'est resté!
- Olivia: C'est un bébé bio, in dinosaure bio!!
- L'écologie et vous: Quel est le geste écologique dont vous êtes les plus fières?
- Olivia : Les produits ménagers, le fait d’avoir intégré cela dans un secteur complet : produits pour la vaisselle, pour laver le linge, le sol… Je suis fière d'avoir déjà un automatisme complet.
- Camille : Alors, moi je suis ravie dès que je peux sensibiliser les autres et mon plus grand exemple est mon mari : Par exemple, hier, il préparait une clé USB pour des commerciaux au lieu d’imprimer toute la notice. je suis fière quand je le vois se battre pour réussir à imposer ce genre d'initiative dans son secteur d'activité!
- J'aimerais être davantage écolo mais... Quel est votre principal défaut écolo?
- Olivia: J'adore manger de la viande...
- Camille: J'adore voyager, j'adore le soleil et du coup je prends souvent l'avion pour le trouver!
- Ecologie énervante: Y-a-t-il des choses, dans l'utilisation du terme écologie, qui vous agacent?
- Camille: Oui, typiquement, ce qu’on entend aujourd’hui, qui est Le Green washing,c'est-à-dire que tout le monde reprenne ce mot et qu'il soit utilisé à toutes les sauces!
- Olivia:Ce qui m'énerve moi, c'est la superposition de sens: On a l'impression qu’on utilise l’écologie environnementale à toutes les sauces. On croit qu’il y a une littérature écologique, une musique écologique, des films écolos... que l’écologie c’est de l’usage. Le problème, c'est que tout mettre à la sauce verte c’est vraiment, à mon sens, pourrir le concept! On ne peut pas séparer l’écologie du reste, tout doit être lié au contraire. C’est un forme d’écologie mentale.
Par exemple, nous dans SENS.FR, on traite de sujets de société ou de sujets feminins, la seule différence c’est que les éléments d’usage que l'on présente ( vêtements, produits...) vont être écologiques. Mais on va pas faire de la psychanalyse verte ou parler de films verts! Cette superposition là, on la trouve assez dangereuse et ça m’énerve très fort!
- Politique
green
: Si vous étiez élue présidentes, quelles mesures écologiques prendriez-vous?
- Camille : Moi j’avais noté plein de petites choses! Je taxerais les entreprises les plus polluantes pour financer la recherche, j’investirais dans le recyclage, bien plus, parce qu’à l’étranger ils savent faire des choses qu’on ne fait pas, alors que c'est juste une question de moyens... j'investirais aussi dans des voitures propres, j'instaurerais l’obligation de construire des maisons écolos autonomes en énergies avec des toits végétaux! En plus, c'est sublime!
- Olivia: : Alors moi, d’abord je voudrais être à l’Europe, je le dis tout de suite! Directement à la présidence de l' Europe, et j’intensifierais l’action de REACH, l’agence chimique européenne. Je travaillerais à ce niveau-là, sur la chimie verte.
- Le renoncement : ''La conscience écologique induit souvent qu'on renonce à certains plaisirs ou certaines habitudes, comment persuader les gens?''
- Camille: Je crois vraiment que vivre mieux ce n'est pas renoncer à quelque chose parce qu’effectivement le meilleur pour le plus grand nombre, permet aussi de vivre mieux... En fait il n’y a pas de renoncement à la qualité mais à la quantité.
- Olivia: Si tu regardes, par exemple, le mouvement de "craddle to craddle", du berceau au berceau, qui est un mouvement qui monte de plus en plus, tu vois que de grosses sociétés s'y mettent, comme Samsung qui sort un portable intégralement écolo, renouvelable, autonome au niveau de l’énergie.
Je pense, qui plus est, qu’un produit qui est mieux conçu est un produit qu’on va moins jeter. En mode éthique, par exemple, un vêtement qui est bien conçu, ce n’est pas qu’un vêtement qu’on porte, c’est tout un monde de valeur aussi qu’on porte et l’attachement qu’on a à ce vêtement-là , qui a été fait avec beaucoup plus de respect, va faire qu’on aura moins envie de le jeter, qu'on aura moins avec lui une relation kleenex. La qualité d'un produit aura aussi une incidence sur la réaction des gens.
- Le consommateur citoyen: finalement,dans tout ça, quel rôle doit-il jouer?
- Camille: Là-dessus, Olivia et moi on va être d’accord puisque quand le consommateur consomme bien, quelque part, il force les industriels à fabriquer mieux. Après, l’industriel a évidement beaucoup de choses à faire ! Mais nous avons vraiment du pouvoir là-dessus : Quand on ne consomme plus un produit, ils arrêtent de le produire!
- Olivia: L’offre fait la demande, bien sûr, mais de plus en plus, il y a une inversion : La demande forme l’offre aussi et être acteur de sa consommation c’est reprendre ce rôle! Et puis je crois qu’on a aussi un coté fatigant avec ça : les industriels sont des salops…
C’est un peu facile aussi. Je crois qu’il y a un volant d’’inertie mais il y a aussi beaucoup de choses qui sont faites dont on parle peu. Parmi ces si grands méchants, il y en a qui font des choses biens, qui font avancer les choses et on ne les félicite pas assez, parce que c’est très bien de crier sur ceux qui font des choses mal, mais c'est bien d'encourager les industriels à rentrer dans un challenge de l'écologie. C'est nos achats qui décideront de ce qui va être produit par la suite, donc c'est bien aussi qu’on réponde par des achats pour récompenser ceux qui font des choses bien!
- Éducation écologique: comment transmettre le message aux enfants?
- Camille : Je pense que les enfants sont très bien informés et de plus en plus. Moi, je trouve plutôt que c’est encore les adultes qu’il faut éduquer car de toutes façons, les adultes montrent l’exemple! Les enfants sont déjà bien au courant...
- Olivia : Je pense que les enfants, ce sont des éponges, on n’a pas grand-chose à leur dire mais il faut faire
: La preuve en image : Camille, son teint de pêche et ses poubelles bien triées!! Sa mère a commencé au berceau, sans forcément un énorme discours...
- Les messagers de l'écologie : Pouvez-vous me citer des œuvres qui vous évoquent le respect de la nature?
-Camille : En travaillant sur SENS.FR, j’ai découvert de jolies choses : La photographe Laurence Ciclet, qui mettait la nature d’un côté et des photos d’architecture, de l'autre. Il y a aussi le Land art, une super découverte… De manière générales, j'aime les œuvres durables, j’aime la musique classique, les tableaux de Monnet...
- Olivia : Il y a un bouquin qui m’inspire la beauté et la fragilité de la beauté: Sur les falaises de Marbre par Ernst Jünger, écrit en 1939... Un livre qui porte toute la puissance, le calme de la nature et toute la violence qui guette. Ce livre m'accompagne, il raconte ce difficile équilibre d’une humanité toujours prête à basculer. En musique, je voudrais citer PEER GYNT de Grieg, une musique dans laquelle je me promène depuis toute petite...
- Vos résolutions "green" pour l'avenir?
- Camille: Alors, je mange bio mais j’achète au supermarché et j’aimerais faire plus de marchés mais il faut du temps! je compte déjà investir dans des paniers de légumes bios.
- Olivia: Attirer pleins de monde pour faire découvrir l’éco-consommation en septembre dans l’animation que je prépare dans la rue Campagne Première.
DECOUVREZ SANS PLUS ATTENDRE le magazine éco-glamour: C'est ICI!

RETROUVEZ LES AUTRES GREEN INTERVIEW SUR LE BLOG:
Abd Al Malik fait sa Green Interview....
lundi 16 février 2009 - Par Green Olivia
- Association d’idées : Si je vous dis écologie, quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit ?
- Un monde "green": Ce serait quoi pour vous ?
Un monde justement où l'on pourrait se respecter et respecter la nature. Pour moi, l'écologie c'est un rapport à son environnement d'origine aussi, et ce rapport là détermine notre "être au monde". Vous savez, c'est quelque chose que j'ai appris aussi avec la découverte de la religion, du soufisme. Quelque chose du rapport à l'autre qui induit le respect de ce qui nous entoure. Et la prise de conscience aussi. c'est ce que j'ai écrit dans " Noces à Grenelle", prendre conscience que "nous étions supposés être faits l'un pour l'autre, l'un par l'autre".
- Déclic « green » : dans cette chanson, justement, il y a la notion de déclic, quel a été pour vous le déclic?
- L'écologie et vous : Quel est le geste écolo dont vous êtes le plus fier?
- J’aimerais être davantage respectueux de l’environnement mais…. Quel est votre principal défaut écolo?
- Renoncement : La pensée écologique implique qu’on renonce à certains éléments de notre mode de vie, pensez-vous que cela soit envisageable ?
- Ecologie énervante : Y-a-t-il des moments où l'écologie, ou ce qu'on en fait, vous agace?
- Politique : Si vous étiez élu président, quelles seraient vos premières mesures écologiques ?
- Education écologique : Comment faire, selon vous, pour éduquer les enfants à devenir naturellement respectueux de leur environnement ?
- Les messagers de l'écologie Pouvez-vous nous conseiller une œuvre (chanson, film, livre…) qui parle du respect de l’environnement ? :
- Les messagers de l'écologie Vos résolutions green pour l'avenir ?
TOUT SUR ABD AL MALIK :www.abdalmalik.fr
ECOUTER et REECOUTER NOCES A GRENELLE :
Découvrez Abd al Malik!
RETROUVEZ LES AUTRES GREEN INTERVIEW SUR LE BLOG:
CHRISTINE OBERDORFF
EMMA DAUMAS
MARC LEVY
BERNARD WERBER
Green Interview spéciale " green citizen" : Une citoyenne de la Green Republic répond au questionnaire green!
lundi 2 février 2009 - Par Green Olivia

* Association d’idées : Si je vous dis écologie, quelle est la première chose qui vous vient à l’esprit ?
Une rivière dans les Cévennes : la Cèze.
* Un monde "green": Ce serait quoi pour vous ?
Un monde où la nature et l’urbanisme feraient bon ménage. Un monde où les gens ne prendraient pas leur voiture tout seuls pour des trajets qu’ils pourraient facilement faire en transports en commun. Un monde où on n’apprendrait pas d’un coup d’un seul que les biberons qu’on donne à nos fistons peuvent altérer considérablement leur fertilité ou leur donner le cancer. Un monde où les personnes qui sont parties habiter à la campagne pour une meilleure qualité de vie ne seraient pas intoxiqués par les pesticides. Un monde où chacun se sentirait un peu concerné par la bonne santé physique et psychique de son voisin…
* Déclic « green » : Comment êtes-vous venue vers l’écologie ?
Je ne me revendique pas “écologiste”. En revanche, je suis contre la consommation tout azimut, je fais en sorte de recentrer l’essentiel de mes achats sur la notion de “besoin” et non “d’envie irrépressible”. Cependant, quand j’ai commencé à travailler, j’ai été stupéfaite du gâchis de papier dans les entreprises. J’ai donc décidé d’imprimer avec parcimonie et d’utiliser systématiquement le verso des pages en brouillon. Je fais aussi plus attention aux produits ménagers et cosmétiques depuis que j’ai eu un bébé.
* L’écologie et vous : Quel est le geste écolo dont vous êtes la plus fière?
Il n’y a pas de geste écolo dont je sois particulièrement fière. Je fais ce que je peux, comme je le peux, les jours où j’en ai envie (qui sont heureusement en majorité). Mais je fais encore plein de choses pas très écolo : par exemple, je ne trie plus mes déchets depuis que je me suis rendue compte que mes voisins ne mettaient pas les bons déchets dans les bonnes poubelles, et donc annulaient mes efforts en pourrissant la poubelle jaune…
* J’aimerais être davantage respectueux de l’environnement mais…. Quel est votre principal défaut écolo?
Je mange des ananas importés par avion, mais j’aime trop ça…
* Écologie énervante: Y-a-t-il des moments où l'écologie, ou ce qu'on en fait, vous agace?
Ça m’agace quand c’est un créneau à la mode, quand les gens se drapent dans leur principes écologiques fraîchement apparus dans leur vie et sont les premiers à (au choix) harceler leur subordonnés, rouler à 200 km/h et prenant ceux qui roulent à la bonne vitesse pour des nigauds trop lents, prendre les chômeurs pour des profiteurs faignants… et j’en passe.
Pour moi, l’écologie n’est qu’une facette des actions à entreprendre pour que le monde évolue dans le bon sens…
* Renoncement : La pensée écologique implique qu’on renonce à certains éléments de notre mode de vie, pensez-vous que cela soit envisageable ?
C’est envisageable, mais ça ne sera jamais partagé par la majorité… Beaucoup de personnes méprisent le respect des autres et de l’environnement. Combien de fois ai-je entendu : “dans la vie il y a ceux qui se font bouffer, et ceux qui bouffent les autres. Je préfère être de ceux qui bouffent les autres !” Avec de tels raisonnements, comment arriver à un monde meilleur ?
D’autant plus que l’écologie est un “problème de riches”. Je me souviens d’un voyage au Brésil, j’avais sympathisé avec des faveleiros, très très pauvres. Nous avons fait un pique-nique dans la nature et ils ont laissé tous leurs déchets par terre. J’ai tout ramassé, mis dans un sac plastique. Ils me l’ont arrachés des mains et l’ont lancé de façon à ce que je ne puisse pas le récupérer. Ce jour là, j’ai compris que pour eux, il fallait avant tout survivre.
* Politique : Si vous étiez élue présidente, quelles seraient vos premières mesures écologiques ?
Je détesterais être élue présidente, mais si c’était le cas j’interdirais les composants dangereux dans les produits du quotidien (phtalates et autres douceurs…) et je développerais les transports “propres”.
* Le consommateur éco-citoyen: Dans tout ça, quel peut être son rôle?
Faire de son mieux en privilégiant les transports en commun ou le vélo, en limitant les achats inutiles, en éteignant les appareils électriques…
* Éducation écologique : Comment faire, selon vous, pour éduquer les enfants à devenir naturellement respectueux de leur environnement ?
Les sensibiliser le plus tôt possible en étant exemplaires et en leur expliquant les conséquences d’un comportement irrespectueux envers l’environnement.
* Les messagers de l’écologie : Pouvez-vous nous conseiller une œuvre (chanson, film, livre…) qui parle du respect de l’environnement ? (ou plusieurs)
Deux films : Erin Brokovich et Soleil vert. Mais j’ai du me creuser la tête pour les trouver !
* Vos résolutions "green" pour l’avenir ?
N’acheter plus que des produits ménagers et cosmétiques bio, faire attention à la provenance des fruits et légumes que je mange, trouver le courage d’aller à la poubelle de verre qui est à 300 m de chez moi pour jeter les petits pots vides de mon fiston…
Amen!
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Christine Oberdorff fait sa Green Interview !
mardi 27 janvier 2009 - Par Green Olivia
Tous les soirs, sur Ushuaïa TV, elle reçoit des personnalités, artistes, hommes politiques, pour parler de la planète. Son magazine, "Passage au vert", est le premier grand magazine sur le développement durable. Cette fois, c'est elle qui se dévoile dans la Green Interview.

Elle nous accueille dans ses bureaux d'Ushuaïa TV, rayonnante, très féminine. Christine Oberdorff a le sourire accroché aux lèvres. Depuis qu'elle présente l'émission Passage au vert, cette maman de trois enfant se réjouit d'avoir elle-même entamé son « passage » au vert dans sa vie quotidienne. Elle a accepté de répondre au questionnaire « green ».
- Association d’idées : ''Si je vous dis "écologie", quelle est la première chose qui vous vient à l'esprit?''
La liberté. Liberté d’aller vers un autre monde, vers d’autres habitudes... Puis, la liberté par rapport à nos dépendances anciennes notamment vis a vis de la voiture, du pétrole, bien sûr, et d’une manière de vivre dans le stress, toujours speed, où finalement la peur aussi est très forte. On a peur de perdre son job, peur de l'autre, peur de manquer... Il me semble que l’écologie, si on élargit le débat à des enjeux humains, libère de ces peurs-là.
- Un monde green : Ce serait quoi , pour vous?
Je dirais l’espace. Alors, je sais que c’est contradictoire avec la manière dont il faudrait vivre en ville, arrêter de s’étendre et de rêver d’une maison isolée à la campagne, je sais qu’il faut promouvoir l’habitat en hauteur… Mais, pour moi, l'espace signifie autre chose d'important: c’est aussi cette capacité de se libérer de ce qu’on croit indispensable et essentiel et dont peut tout à fait se passer. C’est aussi ça, cet espace là : le fameux vivre mieux avec moins
. C’est un cheval de bataille pour moi, même dans ma vie personnelle, parce que je suis très conservatrice, je m'attache aux objets, aux souvenirs de voyages, j’ai toujours peur de manquer. Un monde green, ce serait ce monde où l'on n'a plus peur de se séparer des choses, de redistribuer aussi, de donner, partager.
- Déclic
green
: Qu'est-ce qui a été déclencheur pour vous?
C’est très sincèrement une opportunité professionnelle. On me propose un magazine quotidien, c’est une super opportunité que je prends à cœur et comme je ne sais pas travailler autrement, être bonne à l'antenne sans m'investir dans ma vie personnelle, c'est devenu une évidence. Mais je pense que le terrain était favorable, il manquait juste un évènement clé pour que j’en fasse quelque chose de plus quotidien. En même temps, je suis très citadine, très femme d’aujourd’hui, contemporaine, j’aime bien les nouveaux objets, mais je pense que ça n’est pas incompatible avec le passage au vert, au contraire. On va préférer d'autres objets, c'est tout.
- L'écologie et vous: Quel est le geste écologique dont vous êtes la plus fière?
Le vélo. Je suis arrivée à Paris avec mon multi-plat dans lequel je mettais ma famille nombreuse et je rêvais de m’offrir les petites voitures de Parisiennes citadines. Au lieu de ça, j'ai retrouvé mon vélo hollandais et j’en suis fière parce que, réellement, ce n'est pas tous les jours dimanche! Il y a des jours où l'on est fatigué, où il pleut... Par rapport à ça, il y a plusieurs parade : Comme je n’ai pas de budget voiture, je prends plus facilement le taxi, je loue plus aussi, et j’envisage sérieusement d’investir dans un solex électrique. Il y a aussi le covoiturage, parce que je trouve formidable d'avoir l'occasion de partager et d'échanger.
- J'aimerais être davantage écolo mais... Quel est votre principal défaut écolo?
Les histoire de tri: Je ne suis pas très très bonne encore. Je le fais, mais de manière assez grossière. Je suis encore dans cette espèce de vie speed de maman de trois enfants et c’est vrai que certains soirs , quand il est 22 heures, j’abandonne. J'essaie de choisir plutôt des emballages en carton mais pas encore de manière assez systématique.
- Ecologie énervante: Y-a-t-il des choses, dans l'utilisation du terme écologie, qui vous agacent?
Ce qui m’agace, par exemple, ce sont des pubs. Vous avez sûrement croisé cette publicité pour les soldes d’un grand centre commercial: « besoin de rien, envie de tout». Ils ne nous aident pas ces gens-là, vraiment. Moi je ne suis pas forcément contre la notion de soldes, contrairement peut-être à votre positionnement, je crois que, le pouvoir d’achat étant ce qu’il est en France, on peut difficilement en vouloir aux mères de famille qui saisissent l’occasion d’habiller leurs enfants à cette période, mais j’aimerais bien que ceux qui font du commerce nous aident à passer au vert et ne s’en servent pas seulement pour vendre leurs produits à grande marge. J'aimerais qu'on fasse plus attention en terme d'affichage, de slogans. Il est si simple de convaincre les gens, en période de soldes, d'en profiter pour s'offrir des produits éco-responsables, encore un peu cher d'ordinaire. Moi qui suis souvent encore animée de fièvre acheteuse, cette année je n'ai fait aucune solde à part l’achat d’un sac en bâche recyclée que j'ai trouvé à moins 50%.
- Le consommateur citoyen: finalement,dans tout ça, quel rôle doit-il jouer?
Encore une fois, j’ai vraiment le sentiment de faire partie des privilégiés, et je crois aussi que ce n’est pas aux mères de famille de faire des efforts,mais aux des distributeurs. Responsable on l’est, mais les grandes enseignes ne font pas les efforts qu’elles devraient faire, et je pense aussi que la responsabilité est du coté des médias. Par exemple, depuis quelque temps, j’achète mes légumes par l'intermédiaire des paniers bios du Campagnier . Mais j’ai la chance d’être informée et je pense que les gens manquent sérieusement d’information. Il faut qu’on double la cadence en matière d’info.
- Politique
green
: Si vous étiez élue présidente, quelles mesures écologiques prendriez-vous?
Je commencerais par du bio dans toutes les cantines ! J’en ai vraiment assez de voir que les gamins mangent n’importe quoi à la cantine, donc du bio, des bons produits, et de manière systématique.
- Le renoncement : ''la conscience écologique induit souvent qu'on renonce à certains plaisirs ou certaines habitudes, comment persuader les gens?''
Je n’aime pas trop la notion de renoncement, parce que renoncer c’est pas drôle, c’est triste de renoncer! Je pense qu’il faut réfléchir en terme de choix. Ça peut être aussi renoncer à vouloir tout avoir, mais, en revanche, choisir un produit meilleur. Concrètement, en terme de d’éco-mobilité : il est évident que si j’investis cette année dans un solex électrique, je ne vais pas en même temps me payer un week-end à Londres dans les mêmes six mois. Je crois qu'il s'agit de faire des choix bons pour nous et bons pour la planète, et faire en sorte de ne pas vivre comme si on allait mourir demain. Le choix de la qualité pour renoncer à l’abondance.
- Éducation écologique: comment transmettre le message aux enfants?
Au quotidien , c’est la méthode Coué : Répéter dix mille fois les mêmes choses : éteins la lumière en sortant, éteins ton ordinateur le soir! Mais je vois bien que les enfants prennent vite le pli. Vous savez, même les dessins animés qui sortent font de plus en plus d’allusions à la nature. Je ne m’inquiète pas pour les enfants. C'est déjà rentré pour eux. C’est la transition qui compliquée. J'aime utiliser le mot de «cap de bonne espérance », je trouve qu’on est en pleine tempête. Pour passer ce cap, c’est difficile, mais, en revanche, pour les générations futures, ça va aller, je suis convaincue que leur monde à eux va être chouette, même si on ne rattrapera pas les bêtises passées... En ce qui concerne l'école, c'est très paradoxal parce que, comme je le disais, en terme d'alimentation, par exemple, il y a encore un travail fou, et à côté, certains professeurs font de jolies choses...
- Les messagers de l'écologie : Pouvez-vous me citer des œuvres qui vous évoquent le respect de la nature?
Il y a eu, il y a peu de temps, un film pour les enfants : Wall-E, je l’ai trouvé extrêmement bien fait. Je voudrais citer aussi le documentaire de Jean-Paul Jaud, « Nos enfants nous accuseront ». Je me souviens y avoir trainé mes enfants et ils ont adoré. J'aimerais aussi citer Abd Al Malik,(que l'on retrouvera pour la prochaine Green Interview sur notre site, NDLR). C'est une rencontre formidable que j’ai faite à l’occasion de Passage au vert. Dans son son dernier album, il y a la chanson "Noces à Grenelle", qui me bouleverse.
- Vos résolutions "green" pour l'avenir?
Faire un grand ménage écolo chez moi, qui consiste à jeter le minimum, à recycler au maximum et à donner, à partager. Pour moi, le développement durable c'est ça, c'est recréer en permanence le lien avec les autres.

Du lundi au vendredi | 17h00 et 19h30 L'intégrale : chaque dimanche | 20h50
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